PIERRE II, dit le Noble
1340 - 1404
Comte d’Alençon
1371 - 1404
Armes : Semé de France à la bordure de gueules, chargée de huit besants d’argent.
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Pierre II fut reçu chevalier en 1350. La date de sa naissance est inconnue. Son frère aîné Charles III ayant pris l’habit religieux, lui laissa le comté d’Alençon. Pierre fut un des otages du roi Jean, et resta plusieurs années en Angleterre. De retour en France, en 1370, il fut des premiers à l’attaque de l’Aquitaine anglaise, sous le commandement du duc de Berry. « Le comte Pierre d’Alençon, dit Froissart, et messire Robert d’Alençon son frère, se pourvurent bien et efforcément... Chevauchèrent le duc de Berry et ses routes (troupes) en Limousin, à bien douze cents lances et trois mille brigands (troupes armées à la légère), conquérant villes et châteaux et ardant et exillant le pays. Avec le duc de Berry étaient le duc de Bourbon, le comte d’Alençon, messire Robert d’Alençon, etc... si entrèrent ces gens d’armes en Limousin et s’en vinrent mettre le siège devant la cité de Limoges, qui se rendit... » ; ils échouèrent après devant Usson, « où il y eut grands assauts et grands efforts ; » mais ils revinrent à la charge, et « les Anglois traitèrent bellement et sagement. » Toute cette guerre de châteaux se faisait avec quelques couleuvrines ; ces hauts donjons se prenaient à l’escalade et en courant. Froissart qui suit ses chevaliers devant toutes les forteresses, s’arrête, avec sa lourde cavalcade, devant Sainte-Sever, en Limousin. « Si vous dit que c’était grand’ beauté à voir et imaginer ces seigneurs de France, et la frigue armoirie et riche d’eux... Plusieurs passaient parmi les fossés qui étaient pleins d’yaue et s’en venaient les targes sur leurs têtes jusqu’aux murs... et la étaient sur le fossé le duc de Berry, le duc de Bourbon, le comte d’Alençon...»
Après ces belles campagnes du Poitou et de Saintonge, le comte d’Alençon et son frère passèrent en Bretagne avec Du Guesclin, 1373. Froissart cite force villes et châteaux qui se rendirent sans coup férir. Sucinio, près de Vannes « fut assaillis roidement et pris par force... puis le connétable fit dresser ses engins et asseoir ses canons devant la ville et le chatel de Hennebon... et dit qu’il voulait souper dedans. Lors assaillirent de grand’ manière... » La ville que Jeanne de Montfort avait si bien défendue trente ans auparavant, en 1342, fut enlevée d’assaut, et le comte d’Alençon y fut blessé. L’armée se porta devant Brest, puis devant Derval. « A ce siège de Derval vinrent le connétable de France, le duc de Bourbon, les comtes d’Alençon et du Perche... »
Le comte d’Alençon suivit, en 1388, le jeune roi, Charles VI, dans une expédition contre le duc de Gueldres. Il mourut en 1404.
Il eut pour femme :
1. Marie CHAMAILLART, vicomtesse, morte en 1425
il eut d’elle :
3.
Jean I
(qui suit)
6.
Marie, mariée à Jean VI, comte d’Harcourt
1. Pierre de Navarre, comte de Mortain
2. Louis I, duc de Bavière, et mourut en 1462
Fils naturel :
1. Pierre, bâtard d’Alençon, qui se signala dans un combat naval contre les
Anglais, en 1419.